Eric Marchyllie et Marie Christine Fuga sont des collaborateurs de l’enseigne Carrefour. Il est Directeur du Sponsoring Carrefour en France. Parmi ses nombreuses activités, une lui tient particulièrement à cœur : promouvoir le sport chez ses collaborateurs.
Marie-Christine, elle, est animatrice au secteur bazar d’un magasin Carrefour. Elle est avant tout une passionnée de cyclisme et court la plupart du temps avec des hommes. Son vélo de compétition, elle l’a acquis grâce au magasin dans lequel elle travaille. Pour welovevelo elle raconte comment elle parvient à concilier sa passion et sa vie de femme.
Est-ce important pour vous de promouvoir le sport au sein de votre entreprise, si oui comment le faites-vous ? E.M : Absolument. Chez de carrefour, nous avons un regroupement de nos enseignes (Champion, Carrefour Market…) et tout cela au niveau d’une même cellule au niveau du sponsoring. Aujourd’hui les épreuves ou les équipes que nous sponsorisons (équipe de France de football, le maillot à pois, le marathon de Paris…) sont toutes gérées par la même cellule. Nous incitons aussi les salariés de Carrefour à participer à des manifestations sportives. Par exemple nous mettons en place une manifestation : le Tour de France du maillot à pois, qui permettra aux salariés de faire le Tour de France du maillot à pois, sur 38 étapes et 2000 kilomètres. Environ 2000 salariés se relaieront. Nous souhaitons que les salariés de Carrefour puissent se retrouver autour du sport.
Carrefour a participé à l’acquisition du vélo de compétition de Marie Christine ?
E.M : Oui et ce par le biais du magasin dans lequel travaille Marie Christine. Cela se fait au niveau des magasins. Chacun d’entre eux, par ce type d’actions, a la possibilité de promouvoir le sport en direction des collaborateurs. Au niveau national nous faisons la promotion de manifestations comme le Tour de France.
Marie Christine, quel est votre premier souvenir de vélo ?
MC : Mon premier grand souvenir de vélo, c’est la montée du col de la Croix de Fer dans l’Oisan. J’avais 27 ans.
…et celui de votre première chute ?
MC : Il n’y en a eu qu’une, c’était pendant une course gentleman en mixte à Annecy autour du Lac. Il y faisait très mauvais, la route était mouillée. La veille il y avait eu un accident et une voiture avait perdu de l’huile. Résultat, ma roue arrière a glissé et j’ai tapé le trottoir. C’était une petite chute.
Aujourd’hui, comment conciliez-vous vie professionnelle et vie sportive ?
MC : Aujourd’hui je participe essentiellement aux courses cyclosportives. Je ne fais pas de courses spécifiquement féminines. Je commence très tôt le matin et j’ai mes après-midi de libre. Je travaille 35 heures et je n’ai pas besoin d’aménagement d’horaires particuliers. Seulement j’ai un travail qui est très physique, j’essaye donc de jongler entre les temps de travail, d’entrainement, de récupération, et le plus important ma vie de famille.
Comment en êtes-vous arrivé à pratiquer le cyclisme à un tel niveau ?
MC : C’est mon père qui m’a donné gout au vélo. Je voulais faire comme lui. Quand je l’accompagnais sur les cyclosportives, l’engouement populaire me donnait envie d’y participer. Je lui ai donc dit, un jour je ferai comme toi. Il a ri. J’ai commencé avec un VTT, ce n’était donc pas simple de suivre les hommes, il y avait très peu de femmes sur ces courses. Peu à peu je me suis épanouie.
Que peut-on faire pour le cyclisme féminin ?
MC : Je peux simplement vous dire qu’aujourd’hui, rien n’est fait en France pour le cyclisme féminin. En Italie par exemple, tous les moyens sont mis à disposition pour promouvoir le cyclisme féminin. Quand je vais aux championnats du monde, ça fait 2 années de suite, les italiennes arrivent en équipe. Moi j’étais la seule française. A ce niveau là vous essayez simplement de suivre et de répondre à leurs attaques. Vous ne pouvez pas espérer faire mieux.
En cette journée de la femme, avez-vous un message à faire passer aux autres femmes ?
MC : Je ne connais pas de femme qui fasse beaucoup de cyclisme dans ma région. Vous savez, je m’entraine le plus souvent seule ou avec des hommes. Mon milieu cycliste est très masculin
Alors à celles que je ne connais pas encore, je dis venez découvrir ce qui peut-être comme pour moi deviendra une vraie passion! Mais je reconnais que c’est un sport ingrat et très difficile pour les femmes entre les courses, les entrainements, le travail et les enfants… C’est toujours plus dur pour les femmes. Il faut pouvoir et savoir faire des sacrifices. Mais c’est avant tout une affaire de passion.
Je remercie à cet égard mon entourage (parents, collègues, club…) qui me soutiennent et m’accompagnent, échangent parfois leurs plages horaires de travail avec moi pour que je puisse courir.